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Bella Bellow

Après la très chère et regretté diva Bella Belloh, très peu de femmes togolaise sont connues de leurs musiques vis-à-vis de l’international. Contrairement à ce qu’on peut remarquer dans les autres pays, même si la comparaison n’est pas toujours bonne à faire ; il y a au moins une femme à qui on identifie la musique du pays. Ainsi, nous avons des grands noms comme Mme Angélique Kidjo, Lady PonceJoseyDaphneReniss, etc. Le Togo dispose d’une base de talent féminin considérable, qu’est ce qui freine l’évolution de ses talents au-delà des frontières ?

Ne prennent-elles pas le risque ?

La question du titre sous-entend peut-être que les hommes évoluent dans la musique togolaise. Mais l’évolution musicale étant d’un point de vue général “la même” pour les deux sexes togolais ; nous allons juste décliner le cas du masculin. Après tout, les hommes font souvent ce qu’ils veulent ! 

Réussir, c’est être prêt à affronter des obstacles de natures variés. Tout le monde voudrait réussir, mais encore faut-il savoir la nature des risques à courir, afin de décider s’ils valent vraiment la peine. Faire carrière dans la musique, c’est découvrir les risques du métier ; réussir dans la musique, c’est accepté ces risques. 

Les femmes font carrière dans la musique togolaise, cela signifie qu’elles découvrent les risques. Si elles ne réussissent pas comme les autres, cela signifie qu’elles préfèrent rejeter les risques. Pour rappel, les femmes togolaises sont les plus craintifs, fière et focus en ce qui concerne leurs vies de famille, de couple, etc. Ces caractères proviennent souvent de l’éducation reçue. 

Tout le monde prend des risques. C’est tout à fait normal et naturel que toutes réussites soient liées à un risque quelconque. Mais quels sont ces risques qui contraignent la plupart des jeunes filles artistes togolaises à abandonner la course ? 

Sexisme ?

La musique est un domaine désemparé de toutes formes de sexisme. Tout le monde à le droit de chanter tant qu’il y a un désir d’expression. Cependant, une remarque reste à faire. L’essor des femmes, quand elles s’y mettent, est assujetti à une liste de risques douteuse. La plupart des jeunes togolais pensent qu’il est plus facile de trouver un producteur quand on est une femme. Peut-être, ont-ils raison, mais trouver un producteur ne garantit pas la réussite d’une carrière. Le cas des femmes qui s’investissent dans la musique au Togo est extrêmement critique. 

Les femmes, pour évoluer dans la musique togolaise sont soumises à des conditions indignataires. C’est peut-être pareil dans les autres pays, mais parlons de la nôtre pour l’instant.

Un peu plus de détail…

Le chômage joue un rôle important dans cette affaire. Le business de la musique, comme tout autre business, varie selon l’offre et la demande de chaque acteur. La plupart des artistes togolais sont au chômage, et c’est une situation qui n’arrange que les producteurs. Une femme artiste qui travaille et investit dans sa propre carrière n’aura pas les mêmes défis que celle qui se trouve un producteur quand elle est encore au chômage.

Le caractère professionnel de la plupart des producteurs togolais est remis en doute. Les propositions de contrats sont souvent accompagnées d’autres formes de propositions privées. Les nominations pour les trophées et tout ce qui prouvent la bonne évolution d’une carrière sont souvent basés sur des envies perverses des organisateurs que sur la qualité musicale. Ceci ne concerne pas uniquement les femmes artistes, mais toutes les femmes qui sont dans les métiers culturels.

C’est souvent facile d’accepter au début, mais à la longue, ca ne tient pas. Les femmes ne tiennent pas face au caractère non-professionnel du business de la musique togolaise.
Ce n’est donc pas étonnant d’apprendre que beaucoup de femmes artistes togolaises, malgré ce qu’on peut croire, se retrouvent en autoproduction. La difficulté de réussir dans la musique togolaise est trois fois plus grande pour les femmes que pour les hommes.

Alors ?

Malgré les réclamations de la gente féminine concernant l’égalité, il est beaucoup plus facile à un homme de faire ce qu’il veut qu’à une femme. Ceci en clair signifie que la responsabilité féminine est par-dessus celle des hommes. Et comme il leur est impossible de faire, n’importe quoi, une réussite fière et digne des femmes dans un domaine où les hommes sont rois est devenue presque un mythe.

Quand une femme arrive à se faire remarquer par ses moyens, on essaye de l’enfoncer plus bas, afin de pouvoir la contrôlé.

Nous devons comprendre que, pour que la musique togolaise ait un succès international, cela doit passer par les femmes artistes. Les professionnels de la musique togolaise doivent changer leurs manières de traiter les femmes dans la culture togolaise. Dans la discipline et le travail, il faut que ça change !   

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