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Combien sont-ils à rêvé d’une vie meilleure dans le monde artistique ? Nous sommes près de 7 millions d’habitants au Togo et chaque seconde, un adolescent sur deux découvre son petit talent d’Achille qui l’amène dans la seconde d’après à conclure avec ferveur que son rêve c’est devenir une star.

Pourquoi et comment tant de jeunes délaissent les études au détriment de la musique, la danse ou encore le football ? La meilleure réponse à cette question serait sans doute l’information !

L’information

Toutes pensées ou décisions part d’une information. La puissance de l’information n’est pas à négliger car elle peut être tant constructive comme destructive. Ce qui est redondant dans les yeux et oreilles de la jeunesse c’est l’image de la richesse mixé au son de l’égo, et il y a très peu de personnes qui détestent cette information.

Qui peut accusé la jeunesse de toujours opté pour les mauvais choix de vie sans mentionner l’influence de l’information qui traverse les générations ? Alors on entend à la radio qu’on peut devenir riche et la télé montre comment sera la vie avec toute la richesse.

Les rêves de l’adolescence sont construits sur des modèles apparents. Mais après tout, qui dit que c’est mauvais de devenir artiste chanteur, footballeur ou danseur? Au nom de quel morale juge t-on ces domaines de dépravation ?

Quand vient la réussite tout le monde s’accroche, mais quand ça galère, tout le monde te reproche de foutre ta vie en l’air

Le plus important !

Alors le plus important c’est la réussite. Être riche c’est pas mauvais au final. Pourquoi le jeune togolais n’arrive pas à être aussi riche comme ce qu’il voit et entend ailleurs ? Combien compte t-on de millionnaire dans les métiers culturelles ?

Eh bien, ailleurs les jeunes ne délaissent pas vraiment les études au profit de leurs passions. Ailleurs, les jeunes étudient leurs passions. Ils sont encadrés, formés, suivis et dirigés sur les sentiers qui mènent tout droit vers la richesse rêvée.

Les cas !

Je suis togolais passionné de l’art, je voudrais devenir une star de la musique. Je n’ai que mon talent à l’état brute mais je vais me lancer. J’ai fais un premier pas. Je suis apprécié, je reçois assez d’encouragement. Devant la difficulté du terrain, je force. Après plusieurs tentatives, je me rends compte que je suis bloqué, ça ne marche pas vraiment et comme j’avais pas prévu autres choses j’essaie encore de forcer. Voici que le temps passe. Je ne peux plus être riche comme je souhaite. J’ai retenu la leçon mais j’ai perdu trop de temps.

Je suis togolais, j’aime la musique, j’ai fais mes premiers pas et ça a un peu marché. Je suis maintenant un artiste confirmé. Je gagne quelques billets dans certaines soirées showcase et concerts, mais j’arrive pas à être riche comme les artistes confirmés de la même catégorie que moi dans d’autres pays.

Déjà je ne vends pas mes musiques parce que tout le monde aime mais personne veut l’acheter; de plus le système digitale est presque inefficace à cause de la cherté des forfaits et débits de connexion. Je pense à ma famille, mes futurs enfants et surtout à mes vieux jours. Cela ne peut m’arranger. Je dois chercher mieux.

Il est où le bonheur ?

Me voilà ! Dans quel cas je suis heureux ? Je ne peux passer ma vie à calculer uniquement des cosinus, rien ne m’oblige à finir cravaté dans un bâtiment politique universitaire. Je peux étudier la musique et la développer à ma manière. Je peux devenir un Mozart ou un Giuseppe du nouveau siècle qui sait ?

Peut-être que si le ministère de la culture de mon pays facilitait les choses en offrant beaucoup plus d’opportunités aux métiers de l’art, je pourrais être épanoui moi et mes collègues. Parce que le bonheur réside dans l’accomplissement de soi. Et si je ne fais pas ce je veux, si je ne fais que ce que les parents veulent, il est fort probable que je finisse par accusé quelqu’un de mon échec au lieu de moi-même. Tel est le bonheur d’un artiste togolais.

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